La fête dans tous ses états Infoteuf

Moins fort, j’vois rien !!! Relation au son

 

Plantons le décor !

  • La musique c’est du plaisir, du partage, de l’évasion et de la découverte. Elle fait vibrer notre corps et nos sens.
  • Les vibrations agissent sur nos oreilles mais aussi sur notre cœur, notre vue, notre système digestif.
  • Monter le son !? Pourtant plus le niveau sonore augmente, plus les aspects harmoniques et mélodiques s’estompent.
  • Écoutons nos oreilles. Pendant la fête, nos oreilles sont exposées à des volumes sonores élevés ; faire répéter, avoir du mal à suivre une conversation ou sentir ses oreilles cotonneuses sont des signes de fatigue auditive.
  • La consommation d’amphétamines (ecstasy, speed, Mdma, et autres) déclenche un phénomène d’empathie avec le son. On a besoin d’être au plus près des enceintes afin de mieux communier avec la musique.
  • La cocaïne entraîne la surestime de soi, tout comme l’alcool.
  • Les produits psycho actifs en général éloignent des réalités et occultent le risque auditif.
  • La zone de risque se situe autour de 90 dB et le seuil de la douleur au-delà de 120 dB. Il y a une fourchette entre 90 et 120 dB où la douleur n’est pas perceptible mais où les dommages sont réels. Les casques et oreillettes de baladeurs causent les mêmes dommages.

Que faire ?

  • Si tu veux faire durer la fête, prends en compte ton état général, ta fatigue et tes consommations.
  • Pendant la fête, quelques « astuces » pour durer : s’éloigner des sources sonores, se mettre au calme pour reposer ses oreilles et son corps, porter des bouchons d’oreilles. Qu’ils soient moulés ou simples et/ou à usage unique, ils sont une barrière efficace pour se prémunir des sifflements ou autres acouphènes. Vous pouvez les trouver en pharmacie ou dans les stands de prévention sur les lieux de fête.
  • Après la fête, en cas d’acouphènes (bourdonnement, sifflement) de plus de 24 heures, ne pas hésiter à consulter son médecin traitant et(ou) les urgences ORL de l’hôpital le plus proche.
  • Les dégâts causés peuvent être irréversibles (Hyperacousie, acouphènes, traumatisme sonore…)
  • Il est souhaitable de faire encore plus attention dans les fêtes non autorisées car il n’y aucun contrôle sur l’intensité sonore. Le plus dangereux étant les énormes murs de son de certaines free parties.

Que dit la loi ?

  • Limitation du son en salle à 105 dB(A), bala­deurs à 100dB
  • Protections audi­ti­ves obli­ga­toi­res à partir de 85 dB(A) pour les sala­riés (régis­seurs, musi­ciens…) légis­la­tion du tra­vail
  • Pour les concerts en plein air Décret n°2006-1099 du 31 août 2006 rela­tif aux Bruits de voi­si­nage du code de la Santé Publique
  • La consom­ma­tion de pro­duits stu­pé­fiants est inter­dite par la loi du 31 décem­bre 1970 n° 070-1320 du Code de la Santé Publique, rela­tive aux mesu­res sani­tai­res de lutte contre la toxi­co­ma­nie et la répres­sion du trafic et de l’usage illi­cite de sub­stan­ces véné­neu­ses
  • La vente et l’offre à titre gra­tuit de bois­sons alcoo­li­ques à des mineurs (-18 ans) est inter­dite et punie par la loi : arti­cles L.3342-1, L3353-1, L3353-3 du Code de la Santé Publique.

A qui s’adresser ?